Son histoire

HISTORIQUE

Les traces d’une présence humaine à Videlles remontent à plus de 4 800 ans : « l’homme du Cerny-Videlles ». Le chaos gréseux offre alors de nombreux abris et caches pour protéger les chasseurs à l’affût dans ces forêts giboyeuses. Les creux de la platière recueillent l’eau dont ils ont besoin. Dans un habitat néolithique ont été retrouvés des poteries et des outils remarquablement travaillés. Ces abris seront réutilisés à différentes périodes, et nous ont livré des objets de l’âge de bronze et de la période gallo-romaine. Il y a sans doute eu plusieurs villas gallo-romaines sur le plateau.

Au XIIème siècle, Videlles dépend de l’archevêché de Sens. En 1134, Louis VI, dit le Gros, donne aux religieuses d’Yerres-en–Brie la terre de Marbois (Amerbois, Amoro-bosco).En 1170, elles reçoivent dans un échange les terres d’Artolu (Retolu). En 1220, Simon de Montfort donne une grange de Marbois aux religieuses de Port-Royal.

A la fin du XVème siècle, après la guerre de Cent ans, l’église est agrandie et le clocher rehaussé et coiffé d’une élégante toiture à quatre pignons.

Au XVIIème siècle pendant la Fonde des princes, les gens de guerre ravagent la région et pillent l’église.

Le curé Heynaud écrit dans le registre paroissial de Videlles : «  le nombre des enfants, petits et grands, de femmes fortes et grandes attaqués par deux bêtes farouches, loups ou louves, qui avaient mangé des corps morts au siège de la ville d’Estampes l’an 1652, (…) Il y eut trois ou quatre cents personnes mangés, dévorés, mises en pièces. Cela dure trois ou quatre années ».

Phillipe de Champaigne, peintre officiel de la Cour, aurait eu une maison à Videlles, afin d’être proche de sa fille, nonne à Mondeville dans un couvent dépendant de Port-Royal (jansenisme).

Les hivers de 1709 et 1789 sont très rigoureux.

Le 6 avril 1814, alors qu’il accompagne ses troupes en retraite sur Fontainebleau, Napoléon déjeune à La Padole (Mondeville) et surveille les combats au lieu-dit Les Cinquantes (Videlles) sur le plateau entre Varenne et Les Roches.

La commune vit pendant longtemps de l’élevage, de la culture céréalière et potagère, et de la vigne.

Jusque dans les années 1950, les carrières de grès sont très importantes et actives. Aujourd’hui, une partie de la population travaille dans les centres urbains des environs, mais Videlles conserve son caractère rural, et fait partie du Parc Naturel Régional du Gâtinais Français.